Login

Les cours des céréales se replient sur Euronext

Dans la perspective d’une détente sur le conflit iranien, la baisse du cours du pétrole entraîne dans son sillage un repli des prix du blé et du maïs.

Vous devez vous inscrire pour consulter librement tous les articles.

La séance du mardi 24 mars 2026 aura encore été marquée par l’absence de visibilité sur le front géopolitique et du conflit iranien. « La Maison Blanche aurait proposé un plan de négociation en 15 points à l’Iran avec un cessez-le-feu d’un mois à la clef », note Argus Media dans sa note quotidienne de ce mercredi 25 mars 2026. Une négociation qui était encore démentie, hier, par les forces iraniennes.

Les annonces de Donald Trump laissent les marchés céréaliers sans réelle direction

Dans le même temps, les médias américains et européens documentent de plus en plus l’envoi éventuel de troupes américaines sur le sol iranien. Donald Trump souffle ainsi, plus que jamais, le chaud et le froid sur le conflit iranien, et laisse les marchés céréaliers sans réelle direction. Toujours selon Argus Media, c’est ainsi le raffermissement du cours du pétrole à Londres, « avec un brent au-dessus des 100 $ le baril » mardi 24 mars, qui est « venu redonner un peu de soutien aux cours des grains de part et d’autre de l’Atlantique ».

Ainsi sur Euronext, la tonne de blé a clôturé la séance du mardi 24 mars 2026 à 203,25 € (+1,00 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mai et à 210,75 € (+0,50 €) sur celle de septembre. La tonne de maïs a terminé la séance à 209,00 € (stable par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de juin et à 210,50 € (–0,25 €) sur celle d’août.

Ce mercredi 25 mars 2026, la position de l’Iran restait, elle aussi, peu lisible. Téhéran laisse entrevoir la possibilité, pour « les navires non hostiles », de « bénéficier d’un passage sûr par le détroit d’Ormuz, en coordination avec les autorités compétentes ». De quoi faire plonger, dans la matinée, le cours du baril de brent et, dans son sillage, ceux des céréales.

Vers 11h35 sur Euronext, la tonne de blé s’affichait à 201,00 € (–2,25 €) sur l’échéance de mai et à 208,00 € (–2,75 €) sur celle de septembre. La tonne de maïs s’échangeait à 206,50 € (–2,50 €) sur l’échéance de juin et à 209,00 € (–1,50 €) sur celle d’août.

Par ailleurs, avec un appel d’offres lancé pour le blé, le retour de l’Algérie aux achats sera à suivre. « Les propositions sont attendues pour jeudi 26 mars », précise Sitagri, qui parie déjà sur la Russie pour remporter ce marché. « Entre progression des prix Fob chez les grands exportateurs ces dernières semaines et forte hausse des coûts de fret, le résultat de cet appel d’offres en termes de volume et de prix pratiqués sera très suivi », complète Argus Media.

Le blé américain se dégrade dans les Grandes Plaines

À la Bourse de Chicago le mardi 24 mars 2026, « le marché est aussi resté très prudent face aux soubresauts permanents du pétrole et aux mouvements en chaîne qui en résultent sur les marchés financiers », note Argus Media. Mais les températures excessives et le déficit hydrique ont dégradé les notes des cultures sur le sud des grandes plaines américaines, de quoi donner au marché américain du blé, « quelques signes de fermeté ».

Du côté du maïs, les cours américains ont pu afficher une légère hausse en clôture hier, dans l’attente des nouveaux mandats de biocarburants aux États-Unis, attendus avant la fin du mois de mars.

A découvrir également

Voir la version complète
Gérer mon consentement